mercredi 26 janvier 2011

Ici bientôt, un titre en anglais.


Plus je vais sur les blogs et plus je déprime.

Je commence à penser qu'un changement radical s'impose.

Je suis une sorte de relique de l'âge de pierre, un genre d'Orlando Bloom du net.

Ah, Orlando, toi au moins tu comprends la douleur d'avoir accédé au firmament pour retomber dans l'oubli presque aussitôt. Entre 2003 et 2007, c'était impossible d'acheter un Jeune et Jolie sans avoir ta tête dessus, et One était devenu un magazine entièrement à ta gloire. (Je le sais parce que je l'achetais.) La page news c'était les news d'Orlando Bloom, les interviews c'étaient que des interviews d'Orlando Bloom, l'agenda c'était celui du tournage du Seigneur des Anneaux, et ainsi de suite.

Eh ben moi, entre 2006 et un peu plus tard en 2006, c'était la même chose. Cinq jours au sommet de la gloire internetienne : la page d'accueil de Skyblog. (Oh c'est bon, y'avait que ça à l'époque. Et Overblog, mais c'était vraiment trop moche. (En fait, ça, du coup, ça a pas changé, ah ah.)) Cinq jours à 15 000 visites par jour, et 300 commentaires par heure. Certes, si on enlève les pubs ça fait que 150. Et si on compte ceux écrits en bon français, ça nous ramène à 5. Mais tout de même. Ça faisait plaisir de lire "vasy tu déchir jrigol tro lol jai pa tro compri lhistoir ac lprof despagnol paske jsui en 5e alr jai pa espagnol ms tro drol kommem lol".

Et maintenant, la mode a changé, le temps des blogs façon "journal rigolo" est révolu.

Du moins c'est la seule explication que j'aie trouvé pour affronter le fait qu'un blog sous-titré "In gloss we trust" (sérieusement?) se ramène 529 commentaires avec l'histoire de "Ma meilleure coupine n'est plus ma meilleure coupine parce qu'elle a censuré un commentaire que j'avais mis sur son blog, je suis trop révoltée, faisons la révolution marxiste! Ah nan c'est trop dur à prononcer "marxiste", à la place je vais aller faire la révolution en m'achetant un nouveau vernis à ongles. Au fait mon ancienne copine elle pue parce qu'elle se lave pas la zigounette, bêêêh eh crado tu pues d'la touffe."

(Le pire c'est que pour une fois je n'exagère pas.)

(Je vous mettrai bien l'adresse du blog comme preuve, mais oh tu crois pas que je vais non plus lui ramener des visites? Ça va bien cinq minutes.)

Donc je réfléchis à des moyens de me moderniser afin d'être à nouveau, ne serait-ce que pour une journée, propulsée au sommet de la gloire bloguesque. Ce sera un peu plus difficile vu qu'il y a maintenant des centaines de plates-formes de blog différentes, et que rien que sur Skyblog, ils en sont à 10 millions. Mais je ne désespère pas.

D'abord je pensais commencer par refaire le fond en rose pâle, et écrire en blanc sur fond rose foncé. Comme ça on sait en arrivant que je suis une fille. (Et comme ça vous vous niquerez bien les yeux à chaque visite.)

Ensuite je me suis dit que je commencerais mon opération de rénovation par enlever tout le texte inutile (et pour lequel je me casse le cul inutilement, puisqu'apparemment le monde s'en fout de mes jeux de mots hilarants) et à la place faire que des photos. (Les photos c'est parce que je sais pas dessiner, sinon, idéalement, j'aurais fait des dessins.) 
Comme les photos artistiques faut quand même pas mal se casser pour en faire, je me suis dit que ce sera plus facile de faire juste des photos de moi en train de porter des jolis habits. (Apparemment, ça attire les foules en masse.) Et comme ça c'est super facile de faire un article par jour. Et comme j'ai qu'un nombre limité d'habits, vu que mon nom c'est pas Betty-je-fais-caca-des-lingots-d'or, au bout d'un moment je serais forcée de montrer des photos de mes sous-vêtements, et là ce sera double jackpot! (les fashions et les pervers, ou comment tuer deux oiseaux avec une pierre).

A ce moment-là j'aurais déjà pas mal de lecteurs. Alors je pourrais me la péter grave et traduire mes deux lignes de texte quotidien en anglais, histoire de faire genre j'suis internachonale t'vois. (Et des titres en anglais, de préférence des paroles de chanson ou des extraits de séries.) Et même au milieu du texte français, je mettrais des expressions anglaises pour faire cool. 

Mon humeur du jour : je me sens un peu fofolle aujourd'hui, laisse tomber, no way. C'était parti pour être un jour sage, puisque mon planning d'habillage était clairement set out : mercredi, jupe navy et sequined cardigan couleur taupe. Mais là, out of the blue, je me suis dit : fuck off! (haaaan j'suis vulgaaaaire), soyons fous! Et me voilà avec un collant déchiré très grunge-glam-Courtney Love et ce short en denim à franges très trash-metal-Lady Gaga. Que d'audace!

My mood of the day : I feel myself a little bit cracrazy, leave drop, top of the pops. It was gone to be a sage day, because my dress planning was clearly planifié : Wednesday (I put the majuscule! Always I forget in class and my teacher say noooo but you see I remember haha), navy skirt and cardigan with little trucs brillants, in a mole colour. But here, it was n'importe quoi, I say to myself : va chier! (haaaan I am vulgaaaar), be mad! And here I am with a déchireed pantyhose very grunge-glam-Brigitte Bardot and this short in denim with fringe very trash-metal-Chantal Goya. What of audacity!

Ensuite, au milieu, je mettrais des conseils fashion-beauté : c'est-à-dire que je ferais semblant de penser que la gent féminine est perpétuellement avide de conseils sur comment étaler le gloss sans s'en mettre dans les cheveux, et qu'elle ne pourra pas tenir un jour de plus sans savoir marier les couleurs. Et au milieu, je mettrais des publicités pas du tout voyantes sur des crèmes à 100 euros le millilitre, et je dirais que si si, j'ai testé, et je sens bien que si je n'ai pas une seule ride, c'est grâce à cette crème qui pue. Et comme ça, non seulement j'aurais des lecteurs, mais en plus j'aurais plein de thunes!

Et puis je finirais par balancer des petits bouts de vie privée au compte-goutte, et progressivement on évoluera vers le point où tous les jours je balancerais des choses méchantes sur Sarah. 

Mon humeur du jour : je suis un peu énervée par ma BFF, mais j'ai pas envie d'en parler. Non mais sérieux pour qui elle se prend, à croire qu'elle porte mieux le poncho que moi? What a bitch! De toute façon, I've got news for you, ma grande : le poncho, c'est tellement 2010 que même ta mère elle en met plus! (Buuurned!)

My mood of the day : I am a little angry by my bestah, but I not want talk it. No but seriously, for who she take herself? She think she carry a better poncho than me? She's a big pétasse! Anyway, you are not going to en revenir, my big : the poncho is so 2010 than even your mama she not carry it! (Casséééééd!)

Et là je pense qu'on est en route vers la gloire.


PS : clique sur le titre et tu feras tellement d'ultrasons que ta tête explosera.

jeudi 20 janvier 2011

Ma famille à moi c'est celle que j'ai choisiiii, car on a besoin d'affection dans la viiiie!


J'ai commencé à lire "les Misérables".

Ça fait que soixante pages, et j'ai déjà envie de me suicider. J'appréhende un peu les deux mille quatre cent pages suivantes.

En plus j'avais eu envie de le lire, parce que je l'avais déjà lu quand j'étais en primaire, mais c'était la version abrégée pour les enfants, avec cent pages par tome au lieu de huit cent. (Je commence à me demander si j'aurais pas juste pu relire cette version, j'aurais déjà fini.)

Mais j'avais oublié qu'en primaire, j'étais complètement blindée à la souffrance et à la misère. Pourquoi, me demanderas-tu? La réponse tient en trois mots.

Rémi. Sans. Famille.

(Avoue, ça te donne déjà envie de pleurer.)

Faut savoir que, quand j'avais genre huit ans, j'étais une méga-fan de Rémi sans famille. J'avais commencé avec le dessin animé de France 3 (celui avec les personnages mal dessinés et les doublages pourris) et je l'avais trouvé tellement génial que je me suis tapé les 600 pages du livre. Qui va encore plus loin dans la misère, c'est ça qui est génial.

Au cas où tu connaîtrais pas, je te raconte le truc.

Le livre donc il s'appelle "Sans Famille" (ça t'augure des bons trucs) et c'est un monsieur nommé Hector Malot qui l'a écrit. A ma connaissance, il a rien écrit d'autre. Peut-être qu'il s'est suicidé après avoir relu son propre livre, je sais pas.

L'histoire, elle parle d'un gamin qui s'appelle Rémi. Il vit dans la campagne profonde du chais plus combientième siècle (mais c'était y'a longtemps parce qu'il y a encore les voitures tirées par des chevaux). C'est un enfant trouvé, et il vit avec sa mère adoptive qui l'adore, et son père adoptif qui en a rien à foutre de sa gueule et le bat avec une canne. Et ils sont tous bien pauvres et font rien qu'à bouffer de la farine.

Ça commence bien.

Un jour, je crois qu'il y a un truc genre l'anniversaire de Rémi, et sa mère a décidé de lui faire des crêpes, elle a dépensé le peu d'argent qu'ils avaient pour des oeufs et du lait. Rémi est super heureux. Sur ces entrefaites arrive le père adoptif, il dit à sa femme :

- C'quoi c'bordel, c'est pas nourrissant les crêpes, femme, fais-moi de la soupe à l'oignon.

La mère essaye de s'interposer en disant "le petit voulait des crêpes", alors le père bat sa femme, puis tant qu'à faire il bat le gamin aussi, hein, ça mange pas de pain. Et tout le monde mange de la soupe au vieux navet qui pue. (Ambiance.)

Le lendemain, le père adoptif amène Rémi au marché, et il le vend à un musicien itinérant. (Sans rien dire à sa femme, sinon ce serait pas drôle.)

Rémi part sur les routes avec le vieux Vitalis, ses chiens savants, et son singe, et en gros ils font que marcher toute la journée, se poser dans les villages et jouer de la musique pour gagner trois sous et demi, et le reste du temps ils fuient la police.

Alors on pourrait penser que c'est pas si mal, parce qu'au moins le vieux Vitalis est sympa et il devient comme un père pour Rémi. Mais là c'est le moment de vous raconter que Rémi a une sorte de malédiction qui pèse sur lui. Oui, parce que chaque personne dont il s'approche attrape une poisse monumentale.

Prenons Vitalis, pour commencer. Ca fait genre trente ans qu'il parcourt les routes et il lui est jamais rien arrivé. Il adopte Rémi, et en six mois, voilà ce qui se passe :

D'abord, Vitalis se fait choper et va en prison. Rémi est tout seul avec trois chiens et un singe, et il manque de crever de faim. Heureusement, il devient ami avec une dame anglaise très gentille et très riche, qui a un fils handicapé (faut bien un peu de pathos). La dame c'est la mère biologique de Rémi, nous on a tout compris, mais eux, ils sont un peu brut de décoffrage, je crois.


- Alors Rémi, d'où viens-tu?
- Du village de Chavanon. Je suis un enfant trouvé, ma mère m'a dit que c'était le 12 juin.
- Oh! Je connais bien Chavanon. C'est là qu'on m'a volé mon fils encore bébé, il y a de cela neuf ans, le 12 juin. Tu sais, tu me fais beaucoup penser à lui.
- Ah oui tiens.

Non mais franchement.

Ensuite Vitalis sort de prison, alors Rémi retourne avec lui, mais c'est pas la fin de la poisse, puisqu'à peine remis en route, ils traversent la forêt et se font prendre dans une tempête de neige, ils manquent de mourir de froid, et deux des chiens se font manger par les loups. Ensuite, le singe attrape une pneumonie, Vitalis dépense ce qu'il avait économisé en trente ans pour le soigner, mais il meurt quand même. (Non sans bien nous avoir fait chialer avant, parce qu'il voulait monter sur scène avec son petit costume, et il meurt tel Mozart.) Ensuite Vitalis envoie Rémi faire une course pour une vieille connaissance, en fait le mec c'est le tenancier d'un "orphelinat" qui force les enfants à mendier et récolte tout ce qu'ils gagnent, et s'ils ne gagnent pas assez, il les bat. (C'est pire que Slumdog Millionaire.) Du coup Vitalis, qui voulait garder Rémi ici pour qu'il dorme au chaud, refuse qu'il se fasse battre et l'emmène avec lui. Mais ensuite ils passent une nuit en pleine neige, et quand Rémi se réveille, Vitalis est mort comme un chien.

(Mais dis donc c'est l'avalanche de joie ici.)

Ensuite Rémi et son chien Capi (le seul chien qui reste) sont recueillis par une famille de jardiniers bien gentils, et qui ont une fille muette dont Rémi tombe amoureux. (Mais il a un problème ce garçon!) Mais ensuite, le jardinier a ses serres ruinées par une tempête de grêle (quand je disais qu'il porte la poisse!) et il est mis en prison pour dettes. Ses enfants vont tous chez des oncles et des tantes, mais personne ne veut de Rémi, alors il reprend la route.

Là il rencontre son ami Mattia de l'orphelinat, qui a un genre de tumeur au cerveau (mais qui sait bien jouer du violon, alors tout va bien). Ils prennent la route ensemble, à un moment ils vont travailler dans une mine, et un jour que Rémi travaille comme à l'accoutumée, la mine s'effondre et il reste bloqué avec d'autres mineurs. Y'en a un qui se suicide, et ensuite les autres attendent les secours pendant des jours dans le noir avec le cadavre. Et ils sont sauvés au moment où les plus vieux commencent à décider qui va se sacrifier pour que les autres puissent le manger. (Rémi il est pas trop d'accord avec l'idée, mais d'autres mineurs disent oui oui pas de problème. C'est horrible cette histoire!)

Ensuite Rémi décide d'aller voir sa mère adoptive et de lui acheter une vache parce qu'elle était gentille avec elle, et que comme ça elle pourra lui faire des crêpes. (Trois ans plus tard, et le gamin a pas lâché le morceau.) Il économise et il achète une vache, et ensuite y'a encore un passage triste parce que le marchand essaye de faire croire qu'il a volé la vache alors que non, mais comme y'avait pas de tickets de caisse à l'époque, vas-y pour prouver.

Finalement il amène la vache à sa mère et elle lui fait des crêpes. Et là tu te dis c'est bon, tout le monde est heureux, on pourrait finir comme ça. Mais non! En fait ensuite Rémi et Mattia vont à Londres parce qu'ils pensent avoir trouvé les parents de Rémi, mais en fait c'est juste des arnaqueurs qui dressent son chien à cambrioler des maisons. (On sait pas trop comment ils ont fait, mais ils l'ont fait.)

Finalement, ils apprennent que sa mère était en fait la madame de la péniche (naaan sans dec') mais qu'elle a un frère malfaisant qui essaye de retrouver Rémi pour le tuer et prendre l'héritage de sa soeur. (Oui, il faut toujours un membre de la famille malfaisant quelque part. Je sais pas trop comment les frères et soeurs d'Hector Malot l'ont pris quand ils ont lu le bouquin.)

Du coup Rémi et Mattia repartent en France pour prévenir la mère biologique de Rémi que salut, je suis ton fils perdu, oh et au fait ton frère essaye de m'occire. Ils la trouvent, et devinez qui est là aussi! Lise, la chérie muette de Rémi! (Dis donc c'était vraiment tout petit, la France de l'époque.)

(Au fait, Lise est là parce que non seulement son père est en prison pour dettes, mais l'oncle qui s'occupait d'elle est mort dans un accident d'écluse. C'est les petits détails, comme ça, qui font toute la joyeuseté de l'histoire.)

Bon, et là, peut-être qu'Hector Malot en avait marre de faire des dépressions nerveuses toutes les cinq minutes en écrivant son bouquin, quoi qu'il en soit c'est la débauche de bonheur. Rémi retrouve sa mère. Lise est tellement heureuse qu'elle se remet à parler. Même le frère handicapé de Rémi arrive à marcher. (En fait c'est devenu Jésus, le gamin.)

Et la mère de Rémi est tellement riche et gentille qu'elle décide d'adopter tous les gens de l'histoire qui ne sont pas encore morts : Mattia, sa petite soeur qu'on fait venir d'Italie, la mère adoptive de Rémi, tout le monde! (Et ensuite tout le monde se marie ensemble, comme chez la Comtesse de Ségur.)

Bon en fait c'est pas si déprimant comme histoire.

La prochaine fois, je vous raconterai "Le tombeau des lucioles", et ça va pleurer dans les chaumières, c'est moi qui vous le dis.

lundi 17 janvier 2011

motivation, piège à cons


 Mes examens sont enfin terminés.

(J'ai poussé un soupir de soulagement tellement fort que ça a dû faire une mini-tornade en Bretagne.)

Du coup je suis passée avec joie à mes nouveaux cours du semestre et à mon occupation principale jusqu'à juin : chercher un stage.

(C'est pas juste pour le fun de travailler à temps plein pendant deux mois à faire des photocopies et à pas être payée du tout, c'est parce que c'est obligatoire. Sinon je serais retournée à ma boutique de souvenirs, les horaires sont pas top mais au moins on s'amuse bien et je gagne le SMIC.)

Du coup je cherche un peu partout ce que pourrait bien signifier "stage dans les relations internationales", et comme dans les institutions internationales, ils prennent uniquement les stagiaires pendant six mois, d'octobre à mars, et qu'il faut qu'ils soient en Master 2, qu'ils aient les cheveux châtains, qu'ils soient originaires de partout sauf d'Alsace, qu'ils fassent plus d'1m65, et qu'ils acceptent de pas être payés pendant le reste de leur vie, je me suis dit ouais bon bof.

(Sérieusement, les conditions d'admission, c'est un PDF de onze pages. ONZE PAGES !!)

Alors moi j'ai pris la notion de "relations internationales" assez large, et je cherche dans tout ce qui a quelque chose à voir avec l'étranger, de près ou de loin. Ça va des chantiers de coopération transfrontalière à des offres de marketing pour le marché espagnol. (Je ne parle pas un mot d'espagnol, et alors, je ne vois pas où est le problème.)

Donc là ça fait 5 jours que j'écris des lettres de motivation à la chaîne. 

Faut me comprendre, j'adore écrire. Mais les lettres de motivation, c'est...comment dire... c'est comme une émission de Julien Courbet. Voilà, c'est chiant, exactement. 

Non mais sérieux, c'est trop chiant d'écrire les lettres de motivation. Pas une seule virgule déplacée, chaque phrase qui doit faire pile la bonne taille, on doit parler de soi sans en dire trop (laisser le mystèèère) et on doit dire pourquoi on serait génial pour ce poste, mais il faut pas se vanter non plus. En fait c'est l'art de tourner autour du pot. 

Au lieu de juste dire : 

"Bonjour, votre stage m'intéresse, pas par les tâches qu'il propose, parce que bon mon projet d'avenir c'est pas de passer ma vie à faire votre café pourri, mais ça m'intéresse quand même parce que sans ça je peux pas valider mon Master. Faites pas semblant de regarder mes compétences, puisque même un singe avec des moufles pourrait faire ce boulot, et dites-moi tout de suite que vous allez le filer à la belle-fille de votre cousine, comme ça au moins je suis fixée, et je peux continuer à abreuver vos confrères de C.V. surqualifiés."

Mais non ! A la place il faut dire :

"C'est mon plus grand rêve depuis toujours de servir du café pour une compagnie d'import-export avec la Suisse. Ca ne se voit peut-être pas à mon C.V, parce que bon c'est vrai que j'ai jamais fait d'études de commerce. Mais mon enthousiasme saura sûrement pallier mon manque d'expérience. Parce que j'adore la Suisse hein, ah ça oui. Les coucous, le ski, les casinos, les Mercedes, les vaches violettes, tout ça, je le trouve absolument formidable et transcendant. Par ailleurs, je suis une grosse raciste depuis ma plus tendre enfance, ce qui vous permet de juger avec quelle facilité je m'intégrerai dans votre équipe helvétique. (Faut pas se leurrer.) Veuillez agréer plein de choses que vous ne lirez jamais, mais ça fait toujours bien d'avoir au moins trois lignes de courbettes."

Alors moi, au bout de la huitième page d'hypocrisie obséquieuse, je pète les plombs. 

C'est pour ça que, quand j'ai vu la proposition de stage pour Arte, je me suis dit que, petit un, je sais même pas pourquoi ils s'amusent à mettre une annonce en ligne parce que non seulement c'est pour Arte, la chaîne la plus géniale du monde, mais en plus ils te demandent de faire du vrai boulot, alors forcément que ça va être du piston. Petit deux, voilà une occasion en or pour faire une vraie lettre de motivation, vu que c'est la première fois qu'une offre de stage me motive vraiment.
Alors je leur ai envoyé ça :
Strasbourg, le 12 janvier 2011.

Madame, Monsieur,

J’ai été très intéressée en lisant votre offre de stage  à la direction des nouveaux médias sur le site letudiant.fr. Vous excuserez, je l’espère, cette lettre de motivation peu conventionnelle.

Je suis une grande admiratrice d’Arte, et ce depuis de nombreuses années. Je peux même affirmer que c’est grâce à votre chaîne que je ne désespère pas de la platitude du paysage audiovisuel français. (C’est également la seule raison pour laquelle je possède encore une télévision.)

Arte m’a aidé, tout au long de ma vie, à découvrir le monde, la culture. Lorsque vous avez retransmis « Elephant Man » de David Lynch, il y a plusieurs années déjà, j’ai pleuré devant un film pour la première fois de ma vie. (Bon, il y avait bien eu « Bambi » avant cela, mais vous comprenez la différence.) C’est également grâce à Arte et à son journal de 19 heures que je me suis découvert une passion pour les relations internationales. Enfin, c’est grâce à Arte que j’ai appris à aimer l’opéra, le théâtre, Billie Holiday, la danse, les films en VOST, la musique classique, les images d’archives des années 50, même les cours de mathématiques avancées à cinq heures du matin !

Non, ne reposez pas la lettre ! Je possède également les qualifications requises pour ce stage ! (sans quoi je me serais contentée d’adresser ce message d’amour au secrétariat de la chaîne.

Je suis actuellement en première année de Master en relations internationales à l’ITI-RI de Strasbourg (école de relations internationales, de traduction et d’interprétation), et je me destine à une carrière dans la communication internationale. Avant mon entrée en Master, j’ai suivi des études en langues et interculturalité, en particulier dans le domaine des aires linguistiques germaniques en Europe. Je possède donc de solides connaissances sur les relations transfrontalières entre l’Allemagne et la France.

Je parle couramment le français, l’anglais et l’allemand. Je parle également russe (niveau B1 du cadre Européen de référence) et polonais (niveau A2). J’ai vécu et travaillé une année en Angleterre, et, lors de mes études, j’ai effectué des séjours linguistiques en Allemagne, en Pologne, et en Russie.

Cependant, j’ai tenu à insister sur mes motivations pour ce stage, car, selon moi, ces dernières sont plus importantes que ce que vous pourrez lire sur mon C.V. Il vous suffit de savoir que, sans Arte, je n’aurais sans doute jamais pu m’ouvrir à la beauté du monde. Alors, travailler pour vous serait, non seulement un honneur, mais l’occasion de commencer à rembourser la dette énorme que je vous dois.

Merci de votre courage et de votre persévérance pour être parvenu(e) au bout de cette longue lettre. Je vais vous laisser tranquille maintenant.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.




Voilà, et maintenant je n'ai pas totalement gâché ma journée, parce que j'ai écrit une lettre de motivation fun pour la première fois de ma vie.

PS : Oui, j'ai menti, je parle pas du tout couramment l'allemand (je baragouine l'allemand et je prie pour que ça passe). Mais bon, s'ils m'engagent pas, je pense pas que ce sera à cause de ça.

samedi 8 janvier 2011

examens, poils aux mains

 (J'aime bien garder mes brouillons parce que quand je les relis j'ai l'impression d'être très intelligente, avec mes petites notes en abrégé. Bon, les petits dessins ruinent un peu l'illusion, mais sinon c'est cool.)
 

Donc ma première semaine de partiels est passée.

(Yipee yo yipee yeah.)

C'était vachement fatigant et c'était un peu la galère.

Surtout l'allemand honni, genre pour la compréhension orale la prof elle a décidé qu'un CD ce serait trop facile. A la place elle a pris un article du Frankfurter Allgemeine sur les restrictions du taux de pêche en Union Européenne (non mais sérieux??!) et elle nous l'a lu très vite deux fois en marmonnant, et on devait reconstituer l'article à partir de ça.

C'était aussi un peu difficile avec le marketing de la mort (mais qu'est-ce que c'est donc qu'un schéma BMP? Moi je connais que la banque). 

Mais bon, sinon c'était pas trop dur. 

Sauf les relations internationales, c'était un peu coton le coup de "Résumez-moi les relations internationales depuis la chute du mur de Berlin en six lignes et demie." Et je crois que dans les nouvelles approches théoriques des années 1980, j'ai mis une théorie des années 60 (en fait c'est parce que quand il s'agit des années avant ma naissance, c'est toujours un peu le flou). Et ensuite il restait 45 minutes et j'avais fini parce que je trouvais pas d'autres choses à écrire, mais je voulais rester dans la salle des fois que l'inspiration me frappe telle un éclair sinueux. En fait il s'est rien passé, j'ai juste fait des gribouillis pendant 10 minutes et je me suis cassée.

Et puis les institutions britanniques, c'était un peu difficile avec la définition des termes de derrière les fagots ("Hansard". Oui à tes souhaits.) et puis tout le passage avec les réformes du parti travailliste sur l'administration locale (argh, laissez-moi mourir d'ennui, c'est pire que de regarder un film de Truffaut).

Bon mais sinon c'était facile. En gros y'avait deux examens faciles, c'était l'anglais et le français.

Et puis y'avait aussi l'exam de ce matin (oui, un partiel le samedi matin, comment je kiffe trop mon école privée) en techniques de négociations. Et celui-là je ne saurais vraiment dire s'il était difficile ou pas, étant donné que j'ai toujours pas compris le sujet.

Je te mets dans l'ambiance, "techniques de négociation" c'était un cours ou on faisait semblant de répondre à une offre d'emploi (une vraie d'Internet) et le prof faisait semblant d'être l'employeur, et on faisait un entretien d'embauche, et après il nous disait s'il nous aurait engagé ou pas. Ça n'avait rien à voir avec la négociation (moi je m'imaginais, genre, faire semblant de libérer des otages, au moins!) mais c'était quand même bien utile pour nous apprendre à trouver du travail.

Et là, le partiel, il nous avait dit le prof que ce serait "négociation en groupe", donc on est arrivés à 4, il nous a fait nous asseoir en cercle, et puis il nous a dicté l'énoncé qui suit. Attention, c'est assez hallucinant :

"Vous êtes l'équipage d'un avion cargo et vous êtes à égalité au niveau hiérarchique. Votre avion est parti d'Islande et va vers le Canada. Arrivés au-dessus du Groenland, des raisons techniques vous forcent à atterrir. Vous êtes loin de tout. Il fait nuit, il fait -40°C, et vous ne pouvez pas rester dans l'avion sous peine de mourir gelés. Vous ne disposez d'aucun moyen de contact avec l'extérieur. Vous devez décider ensemble du chemin à prendre. Trois possibilités :
1) Aller vers l'Ouest : vous avez 10 km de mer à traverser avec votre canot, mais un brouillard épais se lèvera dans la demi-heure.
2) Aller vers le Nord : la température restera constante, mais la ville la plus proche est à 35 km.
3) Aller vers le Sud : la ville la plus proche est à 20 km, mais une tempête de neige va se lever dans l'heure qui suit."

Voilà. Ça c'était notre partiel. Débattre "va-t-on mourir gelés, ou gelés?"

Au cas où ça t'intéresse, on a mis environ trois minutes à décider qu'on voulait tous aller vers le Nord, et tant pis pour les 35 km, vu que dans la vraie vie on a pas à les marcher. Mais comme le prof avait dit qu'on avait 20 minutes, on a encore meublé comme quoi il fallait laisser un message pour quand le cas où les secours viendraient et ne nous trouveraient pas, et comme quoi il fallait fouiller l'avion pour trouver des vivres à emporter, et moi je disais "Mais on s'en fout, la tempête peut se lever à tout moment, il faut partir vite!", c'était très théâtral. J'ai bien pensé à ajouter une louche dans le dramatique en me mettant à crier "Ah! Ma jambe! Je ne peux pas marcher! Laissez-moi ici, je vous ralentirais!". Mais ensuite j'ai pensé qu'ils me laisseraient sûrement, et j'avais pas envie même pour de faux, alors j'ai rien dit.

Donc ça c'était mes examens de la semaine. 

Vivement la semaine prochaine, dis donc.

jeudi 6 janvier 2011

Boule de neige et jour de l'an et bonne année grand-mère


Pendant ces vacances, j'ai pas arrêté de dire que j'allais réviser, et en fait j'ai jamais révisé. Avant Noël c'était trop tôt pour réviser (après deux semaines j'aurai tout oublié, me disais-je avec mauvaise foi), et ensuite c'était Noël et j'avais le cerveau trop plein de foie gras pour réfléchir.

Et encore ensuite c'était le moment de partir pour la Savoie avec Professeur Flaxou, trois jours dans la nature à faire du sport pour perdre tous les kilos de Noël. Et comme deuxième bonne résolution avant l'heure, moi, pleine d'espoir et d'illusions, j'ai embarqué tous mes cours en disant "je réviserai dans la voiture".

Alors déjà je me suis fait avoir, parce que c'est moi qui ai conduit les deux tiers du trajet. Et quand j'en ai eu marre et que j'ai donné le volant à Professeur Flaxou, devine quoi? Il faisait nuit. (C'est qu'il était déjà quinze heures, avec tout ça.) Moi, pas démontée pour un sou, j'ai prononcé l'énormité suivante :

- C'est pas grave, je réviserai à l'hôtel.

Moui moui. Sauf que le premier soir à l'hôtel j'étais fatiguée de la route alors j'ai dormi, et le deuxième soir à l'hôtel j'étais fatiguée des raquettes alors j'ai encore plus dormi. Et sur le trajet du retour c'était re-belote avec la nuit, mais bon c'était un peu les circonstances exceptionnelles, y'avait déjà plus aucune lumière à 14h30. (Heureusement qu'ils ont beaucoup d'argent, les Suisses, parce que sinon je te raconte pas la déprime de vivre dans leur pays.)

Et comme j'ai mentionné les raquettes et que je vais t'assortir cette mention d'une magnifique photo de derrière les fagots


(ta taaaam)

tu pourrais penser qu'au moins on a tenu notre première résolution qui était de faire du sport.

Bon, du sport, ça, on en a fait. Quatre heures de raquettes SANS BATONS (la folie!) sur des pentes comme ça, ça use les jambes. En plus il faisait un froid de canard boiteux, alors youpi les calories qui fondent comme neige au soleil.

(Professeur Flaxou est la sensualité incarnée - surtout quand il est habillé comme s'il allait cambrioler une banque.)

Et puis bon, c'était super chouette, comme rando. On était tout seuls, y'avait plein de jolie neige partout, bon ensuite Professeur Flaxou s'est fait renverser par des chiens de traîneau, mais à part ça on s'est bien amusés. Et même la partie avec les chiens de traîneaux, elle m'a beaucoup amusée. Professeur Flaxou moins, il a vu la mort de près, même qu'il a encore une croûte sur le tibia et qu'il est persuadé que ça va lui faire une défaillance générale du système immunitaire (bonjour, mon copain est un psychopathe).

Donc le sport, c'est fait. Sauf que du coup on s'est permis un peu n'importe quoi au niveau culinaire. Le menu des trois jours, c'était :

1er jour : à midi, Mac Do sur une aire d'autoroute suisse (VINGT-DEUX EUROS! Mais on voit qu'ils ont de la thune les Suisses hein!) (Maudite soit ma capacité nulle à convertir les francs CHF.) et le soir, fondue (au Madère!) 2ème jour, à midi des sandwiches (presque diététique) et le soir de la tartiflette (hum hum). 3ème jour, à midi, des frites et des choses en viande plongées dans la friture, et le soir j'étais chez ma maman alors j'ai mangé de la soupe parce qu'il faut pas déconner non plus.

Bon, on a pas fait que bouffer pendant nos mini-vacances, hein. On a aussi visité Chambéry et Annecy, et même que Annecy j'y passais mes vacances quand j'étais toute minuscule, et le seul souvenir que j'en ai c'est qu'un jour j'ai vu un cygne, et je voulais lui faire un câlin (parce qu'en cette époque bénie j'aimais faire des câlins à un peu toutes les créatures vivantes : les chevaux, les chenilles, les limaces, les chiens enragés, les anacondas, même des fois ma soeur) et le cygne il s'est jeté sur moi et il m'a pincé au bras, même que j'avais un bleu. (Les volatiles me détestent. Le cygne, le faisan, tout se recoupe.) Et là, quand on visitait Annecy, j'ai revu des cygnes qui me narguaient du haut de leurs longs cous de merde. Alors je leur ai jeté des boules de neige et c'était bien fait pour leur gueule.

 (Là c'est moi qui jette les boules de neige aux cygnes)

Donc, à part ma revanche envers la gent ailée d'Annecy, c'était les résolutions foirées sur toute la ligne.
Alors du coup, à Nouvel An, j'en ai pris aucune. A la place j'ai bu du punch et j'ai mangé les fruits (c'est horrible de manger les fruits du punch! On dirait y'a pas d'alcool et en fait y'en a plein! Après les gens se moquent de toi! C'est nul! Il faut dire les choses aux gens qui savent pas!).

Pour nouvel an j'étais chez Tki (un mec que vous connaissez de la perle du mois). En vrai son nom c'est pas Tki mais personne l'appelle par son vrai nom alors c'est pas moi qui vais commencer. Et ça se prononce comme "t'es qui", parce que personne sait qui il est, même au sein de se propre famille. (Ça paraît triste comme ça, mais c'est parce qu'il a deux frères, c'est pas ses jumeaux, mais on dirait. C'est comme des triplés qui seraient nés avec plein d'ans d'écart. C'est les parents qui se sont dit "le premier il est bien, ne changeons pas la formule", sûrement. Mais du coup ils les confondent. Alors ils les appellent "t'es qui?" et ils doivent décliner eux-mêmes leur identité.)

Et aussi j'ai parlé à des gens que je connaissais pas (+1 pour la vie sociale cette année), on est allés dehors tirer des pétards et on a failli mettre le feu au balcon d'un mec qui habitait juste au-dessus de chez Tki, mais heureusement ils étaient chez eux. 

Et ensuite on a joué au Time's Up où c'est pas toi qui choisis parce qu'il y a des cartes, mais personne connaissait les titres des films ou des chansons. ("Les trompettes de la renommée", non mais franchement.)

Et puis on a décidé d'écrire les questions nous-mêmes après que Cyril ait fait deviner la chanson "prendre un enfant" par "C'est le sport principal au Vatican". Alors on devait tous écrire trois personnages connus, et Tki à passé la soirée à dire "Jacques Cousteau" à chaque réponse et même pas il a mis Jacques Cousteau comme personnage, trop nul. Et aussi Cyril avait mis Hu Jin Tao et personne savait qui c'était à part Cyril. (Même moi j'étais plus tout à fait sûre alors que je suis en Relations Internationales, la honte sur toute ma descendance. Pour te dire le niveau, moi dans mes propositions, j'avais mis "Batman".)

Et ensuite il était quand même six heures du matin alors on est rentrés par le premier tram (le chauffeur du tram avait l'air trop heureux de commencer l'année en conduisant des bourrés partout dans la ville). 

J'étais quand même vachement fière d'avoir tenu aussi longtemps, vu que d'habitude mes nouveaux ans ne dépassent pas trois heures et demie, mais bon je m'étais un peu dopée au Guronsan juste avant de venir à la soirée. (Le Guronsan, si tu connais pas, c'est le meilleur allié de tes exams (ou des tes gueules de bois, selon le type d'étudiant que tu es), c'est un concentré très fort de beaucoup de caféine et de beaucoup de vitamine C, c'est un peu comme de boire trois Red Bull, mais sans l'horrible goût de chewing-gum fondu.)

Et avant d'entrer dans le tram (alias "le piège" parce que bonjour le premier tram du matin du 1er janvier) j'ai prié très fort, et peut-être que le grand esprit ou Alfred Hitchcock m'a entendu, parce qu'on est entrés dans le tram et y'avait AUCUNE FLAQUE DE VOMI. La chance de cocus quoi.

Et bon ensuite on a pris le tram avec les filles qui étaient habillées avec des paillettes et qui avaient des yeux de panda à cause du maquillage qui avait coulé, et avec les gars qui se tenaient la tête à deux mains en faisant des bruits de "haaan mais pourquoiiiii?" et avec des gens qui pétaient la forme parce qu'ils rentraient de boîte. C'était facile à déduire, ils se hurlaient dessus alors qu'ils étaient à cinq centimètres l'un de l'autre.

- EH MEC ON A PASSE UNE BONNE SOIREE NAN ?
- QUOI ??!

Et puis bon ensuite on est allés dormir parce qu'il était sept heures du matin alors faut pas déconner non plus.

C'était un bon début d'année. 

(Bon du coup j'ai pas révisé du tout, on verra si ça va rester un bon début d'année quand je serai à la rue. Mais je pense que oui, même là, oui.)

 (Un bateau vandalisé à Annecy - sûrement un coup des cygnes)

lundi 3 janvier 2011

la perle du mois!

(Allez, pour fêter ça, une image d'animal mignon.)

Bonne année à tous!

J'espère que vous avez bien fêté, et que vous avez pas pris de bonnes résolutions parce que ça sert à rien.

Sans plus attendre, la perle du mois, et je reviendrai avec un vrai article dans quelques jours, là je suis un peu occupée à mourir dans mes révisions et à me morfondre sous le poids de mon incompétence à gérer les examens. En attendant, kiffez bien.

La gagnante :



9) - Moi j'adore Jacques Cousteau. (Tki)
- Il était fort comme mec. Il était très cousteau. (Cyril)



1) "C'est un roc, c'est un pic, c'est un c...lap!" Sarah

2) "Christophe Maé il est là avec son bouc pointu, genre j'suis Richelieu" Sarah

3) "Et pourquoi on appelle ça un bouc? Pourquoi pas une brebis?" Sarah

4) "Eh tu sais le nom de la cigale dans "la cigale et la fourmi"? Steven! Steven Cigale!" Sarah

5) - T'es une nazi de la grammaire!
- Oui ben... C'est parce que toi t'es rien qu'une petite juive de la grammaire!

6) - Comment je vais pouvoir me racheter au WWF avec tout le foie gras que j'ai mangé?
- Ils te diront "c'est pas grave, récitez-nous trois Ave Panda". (Flo)


7) - Moi je suis née un 13, ça m'a porté chance.
- Ben non. T'as vu ta gueule?

8) - C'est la musique de quoi?
- Le film de Di Caprio... "Injection" (Patricia)

10) - Il a fait chanter plein d'enfants.
- Le pape!

11) - Un moustachu qui tue des morues.
- Magnum!

12) - Mets-le bien au fond et mélange.
- Voyons ma chérie, pas devant tout le monde!

13) - Ouah elles sont vachement hautes ces vignes!
- ... C'est parce que c'est des pommiers.