dimanche 9 janvier 2011

examens, poils aux mains

 (J'aime bien garder mes brouillons parce que quand je les relis j'ai l'impression d'être très intelligente, avec mes petites notes en abrégé. Bon, les petits dessins ruinent un peu l'illusion, mais sinon c'est cool.)
 

Donc ma première semaine de partiels est passée.

(Yipee yo yipee yeah.)

C'était vachement fatigant et c'était un peu la galère.

Surtout l'allemand honni, genre pour la compréhension orale la prof elle a décidé qu'un CD ce serait trop facile. A la place elle a pris un article du Frankfurter Allgemeine sur les restrictions du taux de pêche en Union Européenne (non mais sérieux??!) et elle nous l'a lu très vite deux fois en marmonnant, et on devait reconstituer l'article à partir de ça.

C'était aussi un peu difficile avec le marketing de la mort (mais qu'est-ce que c'est donc qu'un schéma BMP? Moi je connais que la banque). 

Mais bon, sinon c'était pas trop dur. 

Sauf les relations internationales, c'était un peu coton le coup de "Résumez-moi les relations internationales depuis la chute du mur de Berlin en six lignes et demie." Et je crois que dans les nouvelles approches théoriques des années 1980, j'ai mis une théorie des années 60 (en fait c'est parce que quand il s'agit des années avant ma naissance, c'est toujours un peu le flou). Et ensuite il restait 45 minutes et j'avais fini parce que je trouvais pas d'autres choses à écrire, mais je voulais rester dans la salle des fois que l'inspiration me frappe telle un éclair sinueux. En fait il s'est rien passé, j'ai juste fait des gribouillis pendant 10 minutes et je me suis cassée.

Et puis les institutions britanniques, c'était un peu difficile avec la définition des termes de derrière les fagots ("Hansard". Oui à tes souhaits.) et puis tout le passage avec les réformes du parti travailliste sur l'administration locale (argh, laissez-moi mourir d'ennui, c'est pire que de regarder un film de Truffaut).

Bon mais sinon c'était facile. En gros y'avait deux examens faciles, c'était l'anglais et le français.

Et puis y'avait aussi l'exam de ce matin (oui, un partiel le samedi matin, comment je kiffe trop mon école privée) en techniques de négociations. Et celui-là je ne saurais vraiment dire s'il était difficile ou pas, étant donné que j'ai toujours pas compris le sujet.

Je te mets dans l'ambiance, "techniques de négociation" c'était un cours ou on faisait semblant de répondre à une offre d'emploi (une vraie d'Internet) et le prof faisait semblant d'être l'employeur, et on faisait un entretien d'embauche, et après il nous disait s'il nous aurait engagé ou pas. Ça n'avait rien à voir avec la négociation (moi je m'imaginais, genre, faire semblant de libérer des otages, au moins!) mais c'était quand même bien utile pour nous apprendre à trouver du travail.

Et là, le partiel, il nous avait dit le prof que ce serait "négociation en groupe", donc on est arrivés à 4, il nous a fait nous asseoir en cercle, et puis il nous a dicté l'énoncé qui suit. Attention, c'est assez hallucinant :

"Vous êtes l'équipage d'un avion cargo et vous êtes à égalité au niveau hiérarchique. Votre avion est parti d'Islande et va vers le Canada. Arrivés au-dessus du Groenland, des raisons techniques vous forcent à atterrir. Vous êtes loin de tout. Il fait nuit, il fait -40°C, et vous ne pouvez pas rester dans l'avion sous peine de mourir gelés. Vous ne disposez d'aucun moyen de contact avec l'extérieur. Vous devez décider ensemble du chemin à prendre. Trois possibilités :
1) Aller vers l'Ouest : vous avez 10 km de mer à traverser avec votre canot, mais un brouillard épais se lèvera dans la demi-heure.
2) Aller vers le Nord : la température restera constante, mais la ville la plus proche est à 35 km.
3) Aller vers le Sud : la ville la plus proche est à 20 km, mais une tempête de neige va se lever dans l'heure qui suit."

Voilà. Ça c'était notre partiel. Débattre "va-t-on mourir gelés, ou gelés?"

Au cas où ça t'intéresse, on a mis environ trois minutes à décider qu'on voulait tous aller vers le Nord, et tant pis pour les 35 km, vu que dans la vraie vie on a pas à les marcher. Mais comme le prof avait dit qu'on avait 20 minutes, on a encore meublé comme quoi il fallait laisser un message pour quand le cas où les secours viendraient et ne nous trouveraient pas, et comme quoi il fallait fouiller l'avion pour trouver des vivres à emporter, et moi je disais "Mais on s'en fout, la tempête peut se lever à tout moment, il faut partir vite!", c'était très théâtral. J'ai bien pensé à ajouter une louche dans le dramatique en me mettant à crier "Ah! Ma jambe! Je ne peux pas marcher! Laissez-moi ici, je vous ralentirais!". Mais ensuite j'ai pensé qu'ils me laisseraient sûrement, et j'avais pas envie même pour de faux, alors j'ai rien dit.

Donc ça c'était mes examens de la semaine. 

Vivement la semaine prochaine, dis donc.

6 commentaires:

  1. Tu fais jamais autant d'articles que quand t'as des examens je crois! Trois en une semaine!

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  2. chut! faut pas lui dire, c'est très bien comme ça!

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  3. chevelure-exquise15 janvier 2011 à 01:04

    Ceci n'est pas un commentaire, ceci est un "mais fais un article merdouille"

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  4. Chevelure-exquise15 janvier 2011 à 03:42

    J'attends toujours...























    (Mouhahahahahaha j'adore te faire des ascenseurs émotionnels!)

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  5. j'enchéris : partiel le samedi après midi, si si, ils l'ont fait !
    bon courage : )

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  6. chevelure-exquise17 janvier 2011 à 00:56

    Ascenseur émotionnel! Paf dans tes dents!

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