mercredi 16 septembre 2009

Ok donc en fait pas du tout.


Donc j'avais pensé que faire les vendanges ce serait cool.

Après tout je suis Alsacienne dans le coeur et dans l'âme, donc j'aime les vignes, le raisin, le vin nouveau, le muscat (mais pas le Gevurtz parce qu'il râpe).


J'avais compté sur la bonne humeur des vendanges, la convivialité, tout ça.
J'avais pas trop pensé au travail physique.

Je parle pas du travail physique des jambes, des bras et du dos, hein. Ça, je peux le réparer avec une nuit de sommeil et un Dafalgan-jus d'orange.

Non, j'avais omis le travail physique du cœur.


En une journée de huit heures, j'ai frôlé la crise cardiaque dix-neuf fois.


Faut pas m'en vouloir, j'ai grandi dans la montagne, là où on fait pousser que des sapins et des bouleaux, et de temps en temps des buissons de myrtilles.

J'avais oublié que dans les vignes, il y a des ARAIGNÉES.


Donc ce fut une chouette journée, ponctuée par mes glapissements de terreur et mes moments de paranoïa intense :


- Ah ! des pattes ! Une faucheuse ! Ah non en fait c'est une branche. Ah encore des pattes ! Ah non en fait c'est juste une tige de feuille. Tiens, une tige qui bouge. AH, DES PATTES !


Une journée ponctuée également par les rires de mes collègues turcs, qui sont très gentils avec moi quand il s'agit d'écraser lesdits arachnides, mais qui quand même ne sont pas les derniers pour la déconne :


- Madame, faut pas que t'aies peur, regarde c'est une toute petite bête.

- Non c'est bon j'ai vraiment pas besoin de la voir de plus près.
- Ah les français ils ont peur de tout ! Même des petites bêtes !


Aha trop drôle mon vieux. Genre tu vas me faire croire que la nation turque toute entière est immunisée contre la phobie des araignées. (Si c'est vraiment le cas, trouvez-moi un passeport turc, parce que ça m'arrangerait vachement).


Mais rassurez-vous, y'avait pas que les méchants immigrés volant le pain des honnêtes français (et sauvant la peau de l'honnête petite française) pour se moquer de moi, y'avait aussi des gens bien de chez nous.


- Eh t'as un truc dans les cheveux, ça bouge, je crois que c'est vivant.

*moment de pétrification intense genre 1 2 3 soleil*

- Nan mais en fait c'est juste un pépin de raisin.


Je m'esclaffe.




(C'est pas bien de se moquer des infirmes).

1 commentaire:

  1. Arachnophobe endurci, je compatis!
    D'ailleurs, merci pour le tuyau, j'avais jamais pensé à ce risque, je peut donc rayer "faire les vendanges" des choses à faire dans le futur :D

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